CE QUE L’IA APPORTE AU DAM

Qu’il s’agisse de la détection des dégradés de couleurs d’une photo, de la détection de visages, de l’auto-keywording, de la géolocalisation des médias, du chapitrage automatique, du repérage et de la reconnaissance de formes ou d’objets, l’intelligence artificielle fait progresser le DAM à pas de géant. Un bond en avant qui profite surtout à l’indexation.

Ceux qui gèrent de gros volumes de médias le savent, l’indexation, c’est le nerf de la guerre. Et surtout la garantie d’une bonne utilisation – et réutilisation -des médias. En intégrant au sein de leur DAM des algorithmes capables de reconnaître automatiquement les principales composantes d’une photo par exemple, les éditeurs rendent l’indexation plus simple, plus complète et plus rapide. Ajoutez à cela la reconnaissance automatique de la couleur dominante, des formes, des paysages, des objets et des visages, et vous comprendrez aisément pourquoi le travail d’indexation gagne en efficacité.

L'intégration croissante de l'Intelligence Artificielle dans les solutions DAM

DE L’IA PRIMITIVE AU MACHINE LEARNING

Encore faut-il savoir utiliser les bonnes technologies et aller au-delà de l’IA “première génération” pour miser sur le machine learning. Grâce à cette technologie, la reconnaissance gagne encore en précision. Le machine learning permet, par exemple, de soumettre plusieurs photos d’un même produit ou d’un même engin (un avion, une voiture ou autre) au DAM, afin qu’il soit capable, après un temps d’apprentissage, de reconnaître automatiquement la marque et le modèle du produit ou de l’engin en question.

RECONNAISSANCE FACI(A)LE

Il est d’ailleurs possible de faire exactement la même chose pour la reconnaissance des personnes. Pour cela, il suffit à l’utilisateur d’uploader une photo dans le DAM, pour que celui-ci détecte d’abord les visages et les associer ensuite à des personnes. Il faut, bien entendu, au préalable avoir pris soin de nourrir l’algorithme avec des photos de ces personnes. Le système est auto-apprenant et progresse à mesure qu’il est sollicité. Et ce, avec un taux de réussite frôlant les 100%. Il suffit, en effet, de quelques exemples, pour que l’identification se fasse automatiquement.

L’HUMAIN À L’AIDE DE L’IA

Notez que le DAM permet aussi de flouter les visages des personnes non reconnues sur les photos indexées et ainsi de respecter le droit à l’image. Les collectivités locales sont les premières intéressées par ces avancées technologiques, car elles peuvent ainsi identifier facilement les élus et les autres personnes présents sur les photos prises lors de manifestations, d’assemblées ou de discours. Une fois cette pré-indexation faite par le logiciel, les documentalistes peuvent prendre la suite afin de donner un sens métier et indexer encore plus finement les contenus. In fine, c’est bien l’humain qui aide l’IA à devenir plus intelligente.

VERS UN SOUS-TITRAGE AUTOMATIQUE

L’IA constitue aussi une aide précieuse pour l’indexation des fichiers audio et des vidéos. La transcription automatique des contenus audio fait, en effet, partie des terrains d’expérimentation des éditeurs de DAM. L’objectif étant, grâce à l’IA, d’obtenir des transcriptions plus justes pour le français, l’anglais et d’autres langues. Ce qui peut être très utile pour le sous-titrage des vidéos, par exemple.

INDEXATION À LA VOIX

La transcription vocale peut aussi être utilisée comme une source d’indexation. Certains DAM sont, en effet, capables de repérer les mots et les concepts qui reviennent le plus fréquemment dans un fichier audio ou une vidéo (une interview, un discours, un compte-rendu, etc.). Le logiciel saisit alors la teneur des propos et effectue lui-même une pré-indexation.
Ces algorithmes demandent toutefois à être perfectionnés, car ils butent, pour l’instant, sur les échanges multi-locuteurs par exemple et n’ont pas encore le vocabulaire nécessaire pour saisir des propos tenus sur une thématique spécifique (médecine, juridique, technique, etc.).

GÉOLOCALISATION ET CHAPITRAGE DES VIDÉOS

L’IA promet, et permet, de faire bien d’autres choses, comme de reconnaître automatiquement sur une photo ou une vidéo un monument (la Tour Eiffel à Paris, par exemple) et donc de le géolocaliser. Certains DAM intègrent, en effet, un module de localisation qui permet d’accéder aux médias directement sur une carte (à la Google Maps), par région géographique, par pays ou encore par département d’entreprise par exemple.
Sans oublier que l’IA autorise également la segmentation plan à plan des vidéos et permet ainsi de chapitrer les séquences pour pouvoir les utiliser et les diffuser plus facilement, ou encore de reconnaître sur les clichés des situations spécifiques, comme par exemple, une personne en uniforme ou une personne en maillot de bain.

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